Vendredi 20 novembre 2009
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Rien à faire pour diffuser le blog de la journée du jeudi 19.
J'ai perdu la connexion soudainement pour ne plus jamais la récuperer et l'histoire que j'avais rédigée était curieusement incompatible avec les PC des Cyber cafés.
Nous devions prendre le premier bateau pour Mindoro Oriental à 6H00am mais finalement le départ est à 4H00 depuis le port de Caticlan.
Nous sommes tous d'accord pour prendre ce tranfert-ci et je pars me reposer quelques heures avant une journée qui s'annonce chargée.
Le réveil ou le"pas encore couché" est fixé à 01H30am 20/11/09.
Je dors un peu et je suis éveillé un peu avant.
Je plie les quelques affaires qu'il me restait à ranger et nous avons rendez-vous avec Carlo à "Boat Station 3"le long de la plage de "Oro".
Tout le monde est là, Carlo vient de me confirmer le rendez-vous par télephone et nous partons aussitôt, sacs sur le dos.
Il y a encore un semblant d'animation à l'extérieur et quelques noctambules croisent notre route.
Dix minutes plus tard, nous rejoignons le point de rencontre.
On pose nos sacs gorgés d'humidité et les vannes fusent sur le côté un peu incongru de ce transfert-ci.
Plus tard, des feux dans la mer : c'est la banca de Carlo qui vient nous récuperer.
On a l'impression que ça va être chaud de naviguer jusqu'à Caticlan en pleine nuit.
Nous montons à bord et nous installons sur les banquettes de bois.
Un des Philippins est à la barre tandis que le second balaye l'horizon de sa modeste torche pour éviter tout risque de collision.
les poissons argentés sautent au-dessus des vagues au niveau des halos de lumière sous un ciel étoilé du plus bel effet.
Durant le traversée, la mer se léve et les vagues secouent notre frêle embarcation.
Le pilote, habile marin, joue sur la barre et la manette des gaz pour assurer notre sécurité.
Nous finissons par nous échouer sur une plage de Caticlan.
Le sac et le resac des vagues nous posent de sérieux problèmes pour débarquer.
Nous sommes trempés mais c'est chose faîte et on commence à suivre notre guide dans un chemin dérobé.
Mes compagnons ont ajusté leur lampe frontale et j'ai l'impression de faire parti d'un traffic de clandestins tels qu'ils sont décrits dans les reportages télévisés.
Plus loin, des tricycles nous attendent et Carlo nous accompagne toujours.
Ils nous aide à arrimer les sac sur le toit des "sides".
Une fois installés, nous repartons au travers de sentiers de terre noire défoncée par les racines de cocotiers.
En pleine nuit, en pleine forêt, c'est carrément un film !
03H30, nous arrivons enfin à l'embarcadère de Caticlan et prenons nos ticquets pour un départ imminent.
Un gros Cargo blanc, très vieux, pas mal déglingué nous attend sur le môle.
La gueule béante, un semi-remorque négocie sa manoeuvre d'embarquement.
Quand finalement il est à bord, c'est à notre tour ainsi qu'à un petit groupe de Philippins : aucun touriste, aucun visage pale :-)
Nous suivons le tracé et empruntons un escalier qui mène à une salle du pont principal à l'avant du navire.
Il y a toute la place nécessaire pour squater des séries de siéges et nous allonger pour les plus que cinq heures de traversée.
Le ciel est couvert et la mer est bien formée : le bateau gite et roule au gré des vagues et des bourrasques de vent.
La télé près de nous est allumée et le son à son maximum. je leur demande de baisser un peu le volume, je m'allonge et je me laisse tomber dans les bras de Morphée...
9H00, pas de terre à l'horizon et le temps ne s'est pas arrangé. Le reste de l'équipe refait surface.
C'est vrai que nous aurions pu reprendre un avion pour Manille et redescendre par des moyens plus conventionnels mais c'est ce qui fait, je pense, le charme de ce voyage-ci.
10H00 : terre à l'horizon et 11H00, revenus tous les cinq enfin sur le plancher des vaches.
Nous sommes alpagués immédiatement par le chauffeur d'un van-bus qui nous demande 900 brouzoufs non négociables pour les trois heures de route qui nous séparent de Calapan.
OK, c'est parti et le Philippin mène bon train.
les paysages sont constitués essentiellement de plantations et la région à l'air un peu plus riche.
Pas de bidon-ville, des cases joliement décorées dans un décor paisible.
Les villages se succedent et nous essayons tout au long du parcours de définir notre position et estimer notre heure d'arrivée à Calapan.
Il faut trois heures pour boucler ces cent vingt kilometres environ et rejoindre la station des Jeepnees.
Nous descendons nos sacs qui sont immédiatement pris en charge par le pilote d'une des Jeep bondées de monde.
Nous avons juste le temps de prendre quelques sandwichs à l'épicerie du coin.
Nous sommes 29 à l'intérieur de la machine, genoux serrés et épaules contre épaules : je le sens plus que "mal" !
Je connais bien ce parcours pour l'avoir emprunter plus d'une dizaine de fois et j'apprécie d'en reconnaître chaque détail.
Mes fesses me font souffrir sur une banquette de bois à peine tapissée par un semblant de "simili".
J'ai du mal à bouger mes jambes et je voudrais bien voir arriver devant mes yeux le panneau "Puerto galéra"
Deux heures, dans cette guimbarde sympathique pour rejoindre notre destination. Il est près de 17H00 et nous sommes levés depuis ce matin 01H30 !!
Nous reprenons nos sacs et il m'est facile de retrouver la pension de l'an dernier : on peut poser nos sacs et nos fesses.
Demain sera un autre jour avec Fred et Teddy qui se joindront à nous pour la dernière étape des Philippines avant le Japon.
Par thierry
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