Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 10:08
Il a fait encore de gros orages cette nuit et on peut sentir toutes les odeurs de verdure qui ont l'air de reprendre vie. Seule une moustiquière me sépare de l'exterieur et je sens la fraîcheur s'installer dans la chambre. Je pars déjeuner de très bonne heure sans attendre personne. Je ne suis pas vraiment un adepte de la couette et quatre à cinq heures de sommeil me sont largement suffisantes. Ma nouvelle place forte est carrement différente de celle de Coron City. La vue est magnifique, j'ai la connexion WI-FI et de l'énergie, mais la comparaison s'arrête là. La musique "techno" agresse mes oreilles par des rythmes débiles et répétitifs.

J'ai du mal à supporter les rires des teutons avec leur voix si délicate taillée à la hache. Ils empestent l'alcool et donnent l'impression d'être en terrain conquis au "Pays du Sourire". On pourra se croire à un "Ibiza" extreme-oriental, mais avec certainement toujours et encore,les mêmes énergumènes.
Bon, il fait super beau ce matin et le vent est bien tombé.
J'ai à porté de ma main, le sable blanc de "White beach" avec ses cocotiers qui longent la plage : on se croirait un peu aux Salines à la Martinique. En guise de promenade, la large bande de sable accueille les tables des restaurants qui n'en finissent plus à perte de vue.





Les étals proposent une variété de poissons et de crustacés que l'on vient choisir avant de s'installer sur une des tables illuminées par des lampions suspendus au tronc des fameux cocotiers. Les rues intérieures proposent des boutiques de souvenirs à des prix très attractifs. Les vitrines sont colorées et proposent sans complexe toutes les produits de grandes marques sans souci de repression.
  Bien evidemment, tout le monde profite du système pour quelques pieces jaunes pour le plus grand bonheur des commerçants.
Quelques courageux sont déjà dans l'eau turquoise face à ma terrasse et je les vois s'extasier à quelques mètres du bord avec masque et tuba pour sans doute un poisson exotique qui passait par là. Certains prennent des clichés, le trépied qui baigne dans l'eau, d'autres encore jouent les "lover". On ne joue pas tout à fait dans la même cour, et je préfère la facette plus nature que propose ce magnifique pays.


 C'est aujourd'hui l'anniversaire de Marion qui va pouvoir commencer à fêter ces 28 ans quand vous, serez encore endormi de l'autre côté de la planète.













Carlo est en avance pour nos plongées mais il est venu me demander un peu d'argent pour acheter de quoi nous faire à déjeuner ce midi. je lui refile 1000 Brouzoufs et laisse le temps de déjeuner à tout le groupe qui vient tout juste d'arriver.

  Une demi-heure plus tard, nous embarquons sur une banca bleue et blanche (Allez l'OM) pour nous amener sur un premier site. Il faut enfiler des gilets de sauvetage et on s'exécute sans rechigner.











Le vent a repris du poil de la bête et nous sommes un peu secoués sur la pirogue aux deux balanciers faits de bambous et lacés par de gros fils de pêche translucides. En quelques minutes, nous rejoignons le premier spot.

On s'équipe avec un matériel un peu fatigué mais qui ne présente pas de carance majeure. Bascule avant, bascule arrière ou saut droit et nous voilà dans l'océan. Après un tour d'horizon et quelques signes échangés, je tire sur la manette de purge et me laisse descendre dans une eau "cristal".


Je récupère la corde du mouillage et descends lentement pour découvrir un peu plus bas l'épave d'un navire d'une trentaine de mètres.













Nous ne sommes pas les seuls plongeurs et les chapelets de bulles donnent des reflets argentés dans le bleu qui nous entoure. Des myriades de poissons squatent cet habitat. les coraux rouges et orangés colonisent les moindres parcelles du navire.

  On entre dans les cales en essayant de supprimer tout palmage succeptible de décoler toutes les particules posées sur le fond. Un poisson Pierre énorme, invisible dans son habitat est posé sur une poutrelle d'acier.
 












Les épines de ses nageoires pectorales et dorsales représentent un danger de mort. Il faut être tout le temps prudent et éviter les contacts avec tout ce qui constitue la faune marine. Notre guide Philippin est d'ailleurs lacéré par une méduse (Gelli-fish) et tout son cou en porte la trace une fois retourné à bord. Il n'a pas l'air de s'inquieter plus que ça et je lui montre les morsures qu'ont laissées l'une d'elle sur mon épaule lors d'une plongée sur Marseille. On se déséquipe et les commentaires fusent sur les visages souriants pour vanter la réussite de cette première immersion. Nous repartons aussitôt pour un second site malgrè une mer qui est bien agitée.
L'embarcation ne risque rien, mais Alexandra commence à ressentir le mal de mer et son visage a un peu pâli. Il y aura une heure d'attente avant la seconde plongée, le temps à l'organime d'évacuer un maximum d'azote dissout dans nos tissus. (Si vous comprenez pas, je donne des théoriques pendant la saison d'été :-)) Nous amorçons notre descente sur un jardin coralien : que du bonheur !
 
Je tapote mon masque du bout des doigts et les poissons Papillons rappliquent tous devant mon visage. On a l'impression qu'ils veulent me demander ce qu'il se passe. Les poissons clowns défendent bec et ongles leur anémone et n'hésite à venir vous mordre si vous approchez trop près ! Balistes Clowns, Balistes Picasso, Poissons Lion et poissons Scorpions, Chirurgiens, Poissons Perroquets énormes constituent la population de ce récif. Plus loin, sur une butte, à moins de dix mètres de profondeur, une dizaine de jack fish d'une quarantaine de kilo pieces paraissent posés en apesenteur à quelques mètre de nous. Les particules émanants des coraux durs et mous nous brûlent la peau et laissent aparaître de larges tâches rougeatres. Il faut remonter et nous rejoignons la corde du mouillage pour assurer notre ascension.
Le palier de sécurité à trois mètres et puis : surface. Franchementle sud des Philippines offre des plongées bien meilleures que sur les sites paradisiaques de Coron ou d'El Nido.
 La banca demarre son moteur diesel et nous emmene un peu plus a l'abri pour déjeuner. Ce sera finalement une "balle" de riz chacun et un emincé de poulet qu'il faudra piocher dans un sachet plastique. c'est malgrè tout très bon même si la présentation laisse à désirer. Personne ne se plaint et le déjeuner est englouti en quelques minutes. Cette sortie ne présente aucun bémol et nous avons la chance d'avoir encore une bonne partie de la journée devant nous. On rentre à l'hôtel se changer et aller deguster une brochette de bananes.


 Carlo a la mission de reserver notre transfert pour Roxas avec le cargo du matin. il a mon number phone et je suis facile a rouver face à la plage sur ma place forte.
Par thierry
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